Rocher baie d'Upi - Ile des pins (Kunié) - Grand Lagon Sud

Présentation du bien inscrit

Ce bien en série est composé de six zones marines représentant l'ensemble de la diversité des récifs et écosystèmes associés de Nouvelle-Calédonie, un des trois systèmes récifaux les plus vastes du monde.

Ces sites sont d'une beauté extraordinaire. On y trouve une diversité exceptionnelle d'espèces de coraux et de poissons, ainsi qu'un continuum d'habitats allant des mangroves aux herbiers et caractérisé par une panoplie de structures récifales parmi les plus diversifiées de la planète.

Les lagons et récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie abritent des écosystèmes intacts peuplés d'une biodiversité marine exceptionnelle, composée de populations saines de grands prédateurs et d'un nombre considérable de différents poissons de grande taille. Ils offrent un habitat pour plusieurs espèces marines emblématiques ou en danger, comme les tortues, les baleines ou les dugongs, ces derniers constituant la troisième population mondiale.

Le Projet

Située dans le Pacifique Sud-Ouest, la Nouvelle-Calédonie se compose d'une île principale, la Grande Terre, des îles Loyauté à l'Est, de l'île des Pins au Sud, des îles Bélep au Nord ainsi que d'îles d'origine volcanique (Matthew et Hunter) et d'atolls.

Un des plus variés et plus vastes ensembles récifaux du monde

Avec ses 23 400 km² de lagons et ses 8 000 km² de constructions récifales, cet écosystème corallien est tout à fait remarquable et représente l'un des plus variés et des plus vastes ensembles récifaux du monde.
 
La longueur du récif barrière ceinturant la Grande Terre est estimée à 1 600 km, ce qui est comparable à l'étendue des récifs de la Grande Barrière d'Australie.

Un "hot spot" de biodiversité

Le récif corallien de Nouvelle Calédonie est reconnu au niveau international comme étant un "hot spot" de la biodiversité planétaire. Dans un excellent état de conservation, il mérite d'être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le projet d'inscription du récif corallien de Nouvelle-Calédonie sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO a été initié en 2001 par des associations locales de protection de l'environnement.
 
En 2004, le projet d'inscription reçoit le soutien des assemblées provinciales, du gouvernement de la Nouvelle Calédonie et du sénat coutumier. La constitution d'un dossier a donc été entreprise en 2005 avec les conseils d'experts. Elle a abouti à la proposition de l'inscription au patrimoine mondial d'un « bien en série », conformément aux recommandations de l'UNESCO prises lors du sommet d'Hanoï en 2002.

60% des lagons de la Grande Terre et des îles Loyauté

Le dossier présente une série de six sites représentatifs de l'ensemble des récifs de Nouvelle-Calédonie. Ce "bien en série" proposé à l'UNESCO sous le titre "les lagons de Nouvelle Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés" contient plus de 15 000 km2 de lagons et récifs, soit 60% des lagons de la Grande Terre et des îles Loyauté.
 
L'inscription a pour buts :

  • de renforcer la reconnaissance internationale de la valeur exceptionnelle des lagons et des récifs coralliens de Nouvelle Calédonie,
  • de favoriser la prise de conscience locale des enjeux de la protection du milieu marin,
  • d'inscrire la Nouvelle Calédonie dans une démarche de développement durable reconnue et soutenue au niveau international,
  • de promouvoir l'image « nature » de la Nouvelle Calédonie pour favoriser un tourisme éco-responsable.

Le dossier d'inscription au patrimoine mondial des récifs coralliens a été présenté au comité des biens français du patrimoine mondial, le 22 novembre 2006 au ministère de la culture à Paris. Ce comité a reconnu le travail considérable conduit en Nouvelle-Calédonie et s'est félicité de la dynamique initiée pour la préservation des récifs coralliens. Il a donné à l'unanimité un avis très favorable pour que ce projet soit déposé par la France à l'UNESCO.

"Les lagons de Nouvelle Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés" inscrits depuis 2008

Le 7 juillet 2008, le dossier est accepté par l'UNESCO. Les lagons calédoniens deviennent le premier espace de l'outre-mer français inscrit au patrimoine mondial.

 

Source : ifrecor.nc

Valeur universelle exceptionnelle

Les lagons et les récifs coralliens tropicaux de Nouvelle-Calédonie sont un exemple exceptionnel d'écosystèmes de récifs coralliens extrêmement divers et forment un des trois systèmes récifaux les plus étendus du monde. On y trouve la concentration la plus diverse du monde de structures récifales avec une variété exceptionnelle d'espèces de coraux et de poissons et un continuum d'habitats allant des mangroves aux herbiers marins avec une vaste gamme de formes récifales qui s'étendent sur d'importants gradients océaniques. On y trouve encore des écosystèmes intacts avec des populations saines de grands prédateurs ainsi qu'une grande diversité de grands poissons en grand nombre. La beauté naturelle des lagons est exceptionnelle. Ils contiennent des récifs variés d'âges divers – des récifs vivants aux récifs fossiles anciens – constituant une source d'information importante sur l'histoire naturelle de l'Océanie.

Critère (vii) - Phénomènes naturels remarquables ou beauté naturelle exceptionnelle

On considère que les lagons et récifs coralliens tropicaux de Nouvelle-Calédonie sont parmi les systèmes récifaux les plus beaux du monde en raison de la grande diversité des formes et formations présentes sur une zone relativement restreinte. Ca va de la présence de deux vastes récifs barrière consécutifs, de récifs de pleine eau et d'îlots coralliens ou encore de formations récifales réticulées à proximité du rivage, sur la côte occidentale. La richesse et la diversité des paysages et de l'arrière-plan côtier apportent une touche esthétique particulière de qualité exceptionnelle. La beauté ne s'arrête pas à la surface car on y trouve une diversité spectaculaire de coraux, des structures coralliennes massives avec des arches, des grottes et d'importantes fissures dans les récifs.

Critère (ix) - Processus biologiques et écologiques en cours

Le complexe récifal de ce bien en série est unique au monde en ce qu'il est « autostable » dans l'océan et encercle l'île de Nouvelle-Calédonie offrant une variété de formes diverses d'exposition océanique, notamment des courants chauds et des courants froids. Le complexe récifal présente une grande diversité de formes, comprenant les principaux types de récifs, des récifs frangeants aux atolls, ainsi que les écosystèmes associés à la fois en situation côtière et océanique. S'étendant sur d'importants gradients océaniques, c'est l'un des meilleurs exemples de la planète de processus écologiques et biologiques sous-tendant des lagons et des écosystèmes de récifs coralliens tropicaux qui sont eux-mêmes parmi les types d'écosystèmes les plus anciens et les plus complexes.

Critère (x) - Diversité biologique et espèces menacées

Le bien est un site marin de diversité exceptionnelle présentant un continuum d'habitats : des mangroves aux herbiers marins avec une vaste gamme de formes récifales. Les récifs barrière et les atolls de Nouvelle-Calédonie forment l'un des trois plus grands systèmes récifaux du monde et, avec les récifs de Fidji, sont les récifs coralliens les plus importants d'Océanie. On y trouve la concentration la plus diverse au monde de structures récifales avec 146 types basés sur le système de classification mondial et ils égalent, voire surpassent, en diversité des coraux et des poissons le récif de la Grande Barrière qui est beaucoup plus vaste. Ils sont l'habitat de nombreux poissons, tortues et mammifères marins menacés, y compris la troisième plus grande population mondiale de dugongs