Atlas numérique : partenaires financiers DEAL Réunion / Ifremer - conception technique Ifremer Délégation Océan Indien

 

Patrimoine Naturel Côtier

 

 

A défaut d'un indice de sensibilité normalisé, la sensibilité écologique du littoral est définie en fonction des critères suivants :

 

  • La sensibilité de la faune, prenant en compte l'intérêt patrimonial des espèces animales ainsi que l'importance des effectifs (pour les espèces identifiées).

  • La sensibilité de la flore et des habitats (prise en compte de l'intérêt patrimonial des espèces végétales, la présence d'habitats exceptionnels, rares et/ou menacés : inventaires ZNIEFF par exemple), ainsi que la vulnérabilité des constructions récifales ou des zones humides d'arrière côte.

 

  • Le nombre de réglementations environnementales se superposant sur un même secteur.

 

 

 

        

Il est important de noter que peu de données géographiques relatives à la faune terrestre et marine ont pu être recensées auprès des organismes d'Etat et ses partenaires. Par ailleurs, la cartographie des habitats littoraux (et de leur sensibilité) est en cours via le CBNM. De nouvelles données permettront ainsi prochainement d'apporter une précision supplémentaire quant à la sensibilité écologique des littoraux réunionnais.

Les protections réglementaires

 
  • Réserves naturelles : elles sont au nombre de cinq à La Réunion. Trois d'entre-elles concernent l'espace littoral : la Réserve naturelle marine (qui englobe le système récifo-lagonaire), située sur la côte ouest de l'île ; la Réserve naturelle de l'étang Saint-Paul (sur la commune de Saint-Paul) et la Réserve naturelle de Bois-Rouge sur la commune de Saint-André.
  • Parc National : le Parc National de La Réunion, créé en 2007, couvre majoritairement la partie centrale de l'île. Sept kilomètres de côte sont tout de même inclus dans le périmètre de protection du Parc, entre Saint-Philippe et Sainte-Rose sur la côte est. Zone de coulée volcanique, elle est totalement déserte.
  • Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotope : plus de 2900 hectares font l'objet d'APB mais seul le site de Petite-Île (sur la commune de Petite-Île) concerne l'espace littoral (2 Ha). Il s'agit ici de préserver la nidification des oiseaux marins.
  • Réserves Biologiques : seul le littoral de Saint-Philippe est concerné par une Réserve Biologique Dirigée (s'appliquant aux forêts relevant du régime forestier, gérées par l'ONF).
  • Zones Sensibles : ces zones définies au titre de la loi sur l'eau n°92-3 du 03/01/1992, concernent, pour le milieu littoral et marin, les étangs littoraux de Bois-Rouge, de Saint-Paul et du Gol, le milieu marin côtier ouest compris entre la pointe de la rivière des Galets, le Piton de Grande Anse et la courbe bathymétrique des 50 m de profondeur.
  • Sites classés : outils de protection relevant de la loi paysage du 2 mai 1930. Sur le littoral réunionnais il s'agit du site des « Grottes des premiers français » classé le 1er juin 1973, d'une superficie de 3 ha et situé sur la commune de Saint-Paul (Cap La Houssaye) ; et du site de la « Pointe au sel » classé le 5 mai 1988, d'une superficie de 150 ha et localisé sur la commune de Saint-Leu.

La carte "Indice de Sensibilité Écologique " est téléchargeable au format pdf en cliquant sur la carte ci-dessous.

L'accès à la carte dynamique est accessible en cliquant ici.

 

Valeur Patrimoniale de l'Environnement

 

Mise à jour 2015

En 2015, à l'initiative de la DEAL Réunion, plusieurs campagnes exploratoires ont été organisées pour permettre de définir et de consolider les périmètres des Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique en mer (ZNIEFF-Mer) de type I et de type II.

Validées par le MNHN pour intégration à l'INPN en mars 2016, ces nouvelles couches de référence ont été immédiatement prises en compte et intégrées à l'atlas Polmar. Cette mise à jour se traduit par une réactualisation des cartes : "zones naturelles sensibles" (ci contre) et "valeur patrimoniale de l'environnement" (ci dessus).

La procédure de mise à jour et les méthodes mises en oeuvre ont été détaillées dans un document synthétique disponible sur demande à la Délégation Ifremer océan Indien ou téléchargeable ici.

Les outils de maîtrise foncière

 

  • Le Conservatoire du littoral tente de préserver et de restaurer environ 900 ha répartis sur 16 sites autour de l'île.
  • Le Domaine public maritime et Zone des 50 pas géométriques : le Domaine public maritime naturel est principalement constitué des rivages de la mer, des lais et relais, du sol et sous-sol de la mer territoriale, des havres et rades, des étangs salés, ainsi que la zone des « cinquante pas géométriques ». Cette réserve domaniale dite des « cinquante pas géométriques », s'étend sur une bande de terrain de 81,20 m de largeur à partir de la limite supérieure du rivage. Le Conservatoire de l'espace littoral s'est vu confier l'administration des zones naturelles de la bande des cinquante pas géométriques en à La Réunion  (lois du 30 juillet 1996 et du 27 février 2002). Aujourd'hui, l'assemblage des plans des 50 pas géométriques de La Réunion, qui date du 27 février 2002). Aujourd'hui, l'assemblage des plans des 50 pas géométriques de La Réunion, qui date du 19ème siècle, est en cours. Son calage étant effectué sur les référentiels IGN actuels.
  • Espaces Naturels Sensibles : un seul site est concerné par cet outil sur la frange littorale (et donc susceptible d'être impacté par un épisode de pollution marine) : il s'agit du lieu-dit "Les Orangers" localisé sur la commune de Saint-Benoît, acquis par le Conseil Général en 2002.
  • Les Espaces Naturels Remarquables du littoral ENRL : en application de la loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 (art. L.146-6 du Code de l'urbanisme), les espaces terrestres et marins, sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral et les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques sont préservés par les documents et décisions relatifs à la vocation des zones ou à l'occupation et à l'utilisation des sols. Ils sont notamment représentés dans le Schéma d'Aménagement Régional (SAR - La Réunion, 2011), outil de planification du territoire, par le biais notamment du Schéma de Mise en Valeur de la Mer.